jeudi 26 avril 2012

BEI - Accélérateur de croissance



Découvrez l'action de la BEI (Banque Européenne d'investissement)  en Méditerranée à travers la FEMIP, son instrument dédié au développement socio-économique des 9 pays partenaires méditerranéens.

Créée en octobre 2002 par le Conseil Européen, la FEMIP a investi, au nom de l'Union européenne, plus de 14,4 milliards d'euros en 10 ans.

Ces financements ont soutenu des investissements dans l'économie réelle et l'emploi, d'une valeur totale de 40 milliards.




La BEI a prêté 13 mrds € aux PME européennes en 2011


120 000 PME européennes ont bénéficié de prêts de la part de la Banque européenne d'investissement (BEI) en 2011. Un record avec 13 mrds € consentis. Les pays méditerranéens se sont vus eux attribués 1 mrd€.
EUROPE / MÉDITERRANÉE. Les chiffres de l’exercice 2011 divulgués à l’occasion de la conférence annuelle de la Banque européenne d’investissement(BEI), jeudi 16 février 2012 à Bruxelles, montrent l’engagement important de la banque en faveur des PME, avec des financements s’élevant au niveau record de 13 mrds € en 2011, dont ont bénéficié 120 000 PME – un soutien éminemment stratégique, puisque les PME représentent plus des deux tiers des emplois du secteur privé en Europe, et créent plus d’emplois que les grands groupes.

Ce chiffre prend tout son sens lorsqu'il est comparé à celui d’avant la crise de 2008, car seuls 5 mrds € environ étaient alors destinés au soutien aux PME. « En septembre 2008, à l’occasion de l’ECOFIN de Nice, la BEI s’était engagée à apporter plus de 30 mrds € aux entreprises. Nous l’avons fait », a commenté le vice-président Philippe de Fontaine Vive.

L’ensemble des nouveaux prêts signés par la BEI en 2011 dans près de 70 pays s’élève effectivement à 61 mrds €, dont 54 mrds € à l’appui de projets situés dans l’UE, et 7 mrds € pour des projets dans le reste du monde, dont 1 mrd € dans les pays méditerranéens de la FEMIP (Facilité euro-méditerranéenne de financement et de partenariat).

« La BEI a ainsi apporté un soutien financier sans précédent à l’économie réelle », a commenté le nouveau président Werner Hoyer, qui a toutefois annoncé qu’en 2012 l’enveloppe de prêt pour les nouvelles opérations sera ramenée à 50 mrds €, soit en diminution d’environ 15 %.

Maintien du triple A
« Une mesure indispensable pour conserver notre triple A, et continuer à emprunter au meilleur taux », a ensuite commenté le vice-président Philippe de Fontaine Vive, car la BEI a conservé son triple A en dépit du fait que plusieurs de ses États actionnaires aient été dégradés.

Le maintien du triple A s’expliquant, selon le président Werner Hoyer, par l’excellence de la gestion de la BEI – aucune défaillance enregistrée parmi les bénéficiaires de ses prêts – et par le fait que son taux de couverture s’élève à 24,9 %, un taux exceptionnel, voire unique, parmi les banques. Autre point positif : les déboires de la zone euro ne pénalisent pas l’action de la BEI à l’international, car sur les 76 mrds € qu’elle a levé sur les marchés en 2011, près de la moitié, soit 46 %, ont été collectés hors d’Europe.

Par ailleurs, la BEI a continué de contribuer au financement des grands axes d’action européens : le financement des projets de réduction des émissions de carbone a été porté à 30 % du volume total de prêts, 18 mrds € ayant été alloués à l’action en faveur du climat,  5,5 mrds € aux énergies renouvelables, 1,3 mrd € à l’efficacité énergétique et 8 mrds € aux transports durables.

1 mrd € pour le sud méditerranéen
Dans les pays du sud méditerranéen, « la BEI joue un rôle important dans le partenariat de Deauville créé en mai (2012) par le G8 pour accompagner la transition démocratique et économique des pays du "printemps arabe". Elle a commencé de travailler activement avec la BERD », à laquelle la FEMIP apporte son expertise de « terrain », a précisé Philippe de Fontaine Vive.

En 2011, la Méditerranée a été traitée au même niveau, voire un peu mieux, que les « voisins orientaux » de l’UE : près de 1 mrd € de prêts, contre 0,8 mrd € pour l’Est.

En 2012, la Méditerranée bénéficiera du même niveau d’engagement de la BEI-FEMIP, soit autour de 1 mrd €, a précisé le vice-président Philippe de Fontaine Vive.

Revenant sur la question de la contraction de la ligne de prêts de 50 mrds € disponible pour 2012, le Président Werner Hoyer a précisé que, à la suite de la demande des dirigeants de l’UE, le Groupe BEI examinera, avec la Commission européenne, les possibilités de conférer un effet de levier aux ressources budgétaires de l’UE. Il se tient prêt, en cas d’apport de ressources budgétaires supplémentaires par l’UE, à réviser ses objectifs de prêt… à la hausse, bien sûr !


Alfred Mignot, à BRUXELLES (econostrum.info)